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Patrice
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Un kaléidoscope, c'est l'image qui incarne le mieux « Life's Blood », le nouvel album de Patrice. Ce septième album studio, une pépite métissée, sonne avec élégance les seize ans de carrière de Patrice Bart Williams.
Dans les discours, parfois politiques, parfois amoureux, ou simplement empreints d'humour, comme dans les styles musicaux, Patrice s'affranchit de toutes les barrières pour livrer quinze morceaux foncièrement contemporains. Il réussit le pari de faire rejoindre son expérience personnelle à l'universel.


Life’s Blood parle de grandes valeurs, de bonté, de bienveillance. Il fait l’apologie du courage, de l’allégresse et de la sensualité. « Les valeurs s’alignent sur les besoins, assure Patrice. Au fur et à mesure, mes besoins deviennent une source d’énergie ». L’énergie dégagée de Life's Blood est foncièrement positive. « Quand je joue ma musique et que je vois les visages des gens, que je détecte des sourires… Quand les gens repartent chez eux avec plus d’énergie vitale que quand ils sont arrivés… ça c’est mon rôle, énumère l'alchimiste. Il ne s’agit pas de produire le tube de l’été. Je parle d’inspiration, de pouvoir et de vie ! ».

Un gracieux cocktail au diapason du personnage de Patrice. Producteur, compositeur, musicien, ce boulimique musical jamais rassasié est un conteur qui chérit les bizarreries musicales, les créé comme un savant fou dans son laboratoire. Passionné, il ne se lasse jamais de relater la genèse de grands albums, parle des origines et des mystères de ses artistes favoris pendant des heures. Il incarne aussi avec ferveur la longue tradition musicale de Londres, des Clash au Grime (un cocktail de rock garage, UK garage, hip-hop, dancehall). Il est copropriétaire d'un studio d'enregistrement dans la capitale anglaise avec Alan Nglish (Alessia Cara, Cee-lo Green). C'est dans ce lieu foisonnant où il entrepose la majorité de sa collection d’instruments vintage, que beaucoup d’idées de chansons de Life's Blood sont nées.


Forcément, ces moments forts de l’album sont aussi entrelacés de constats négatifs sur notre époque. Patrice tient un discours audacieux et prosaïque, mais parle aussi de lui même. Dans le morceau ‘Meanin’ featuring OMI (à l’origine du tube mondial Cheerleader ), il trouve les mots pour exprimer le sentiment négatif, universel et superficiel que l’on éprouve après un coup d’un soir. Il met aussi le doigt sur des moments plus personnels, Patrice n’était qu’à quelques mètres du Bataclan le 13 novembre 2015 pendant les attaques barbares sur Paris. « C’est mon quartier. J’ai moi-même
joué au Bataclan plusieurs fois. Les organisateurs de ce concert travaillent dans mon agence. J’ai vu les images à la télé et je reconnaissais les visages. Cette soirée a changé Paris et sa population , dit Patrice.